août, 2007

Au boulot…

admin août 27th, 2007

Hello, petit message, aprés 800 km de désert aprés Darwin nous voici dans le Western australia la partie ouest de l’australie, à Kununurra. Où nous allons surement travailler pendant deux semaines (dailleurs noémie à déjà commencé et moi demain.)

@ bientôt pour de nouvelles aventures

Le temps du rêve…

admin août 21st, 2007

Dans un sommeil profond, sous la chaleur écrasante du Top End de l’australie, un kangourou, un émeu, un python d’eau, un dingo, un crocodile et un rock wallaby me sont apparus en rêve. J’ai compris en me réveillant, apercevant l’étendue azure de la mer de Timor, que ce rêve n’était pas anodin, nous venions tout juste de quitter nos proches et terminer ensemble un périple à travers le centre rouge, un désert chargé de symboles en tout genre qui rappellent le lien important entre les aborigènes et la nature, je crois que c’est pour cela que j’ai rêvé, j’ai réalisé que tout le parcours que nous avions fait n’était pas défini et que la nature nous à guidée elle même dans son antre. Je m’en vais vous raconter ce rêve :

Il était à peu près huit heures du matin nous avions rassemblé toutes nos affaires dans le van, et essayé d’effacer la poussière que nous avait laissé la tempête de sable de la veille, nous étions a une centaine de kilomètres d’Alice Springs dans le centre de l’Australie, et presque prêts à accueillir Juline, Bernie & Fred… Lorsque sur la route, surgissant des arbustres bordants les routes du désert, un immense kangourou bondis au dessus de l’herbe… Je crois comprendre aujourd’hui que ce kangourou nous annonçait de belles retrouvailles avec nos proches et un périple fort en aventure. Ce kangourou avait raison, fraîchement arrivés nos trois aventuriers ardéchois firent la rencontre de dizaines de rocks wallabies, de petits kangourous des montagnes descendus au bord des falaises pour leur souhaiter la bienvenue. Nous profitèrent des retrouvailles pour trinquer et nous avons eu ce soir là de belles surprises venant de la famille et des amis que nous remercions.

Le lendemain nous nous rendîmes dans les West McDonnell Ranges, à l’ouest d’Alice Springs où la multitude de gorges nous laissa abasourdis, différents points d’eau se trouvaient là, au pied des montagnes, laissant parfois juste un chemin fissuré entre deux morceaux de roches (pas Olivier Roche, lui c’est pas un trou d’eau c’est un coléoptère). Le soir venu, après s’être trouvé un petit endroit tranquille pour camper, nous préparons le barbecue au feu de bois, qui nous servira plus tard à préparer les patates chips, oignons grillés et délicieux steaks à la mode australienne (comprenez + ou - 400 gr par personne, hein Juline!).
Fred eu la joie de nous aider à allumer le feu en nous contant ses souvenirs de jeunesses (bien qu’il soit toujours jeune bien entendu!) lorsqu’il faisait des feux de camp avec ses amis. Nos aventuriers furent agréablement étonnés par la beauté du ciel, ici au milieu du désert la voie lactée est éclatante et divise le ciel étincelant, aucune lumière ne vînt gâcher ce spectacle ni aucun bruit d’ailleurs, mis à part les dingos qui rôdaient…

Le lendemain nous prîmes la route vers le majestueux Uluru (”Ayers Rock” bien que le nom Uluru corresponde mieu à l’aspect symbolique dans la spiritualité aborigène). J’ai entendu dire plusieurs fois que l’Uluru n’était qu’un simple gros morceau de cailloux planté dans le désert, et bien non, je crois que certaines personnes sont frustrées et ne se laisse pas penser librement. Comment ne pas être étonné devant ce rocher? Oui c’est un cailloux, oui c’est une montagne, mais elle est mystique, magique, surnaturel et force le respect. Le soir venu, lorsque le soleil s’endort au loin dans les plaines, l’Uluru s’eteint à son tour, dans un dernier sursaut juste avant le profond sommeil, il passe du marron au orange qui devient rouge pour finalement s’endormir, FIN, The End , le rideau noir vient couvrir le rocher commme le rideau termine le spectacle, nous applaudissons la nature pour cet acte final. La tête dans les nuages nous prenons la route en direction de notre campement, et pour nous remettre les pieds sur terre, la police nous arrête en chemin pour faire subir un test d’alcoolémie à Fred, nos aventuriers ardéchois ont pu se rendre compte alors de la sympathie et de l’humour de la police australienne…

Après un énième festin au barbecue et une bonne nuit de sommeil, nous décampèrent rapidement aux aurores pour voir le premier acte du spectacle de l’Uluru. Nous arrivâmes en temps et en heure pour ce moment sacré, particulièrement pour Bernie qui eu droit pour son aniverssaire à ce spectacle magique et plus tard dans l’aprés midi à un compliment venant d’un australien venu taper la causette autour d’une réserve d’eau qui lui dit qu’elle était bien ma soeur et non pas ma mère !
Le moment magique eu bien lieu le rideau s’est ouvert sur l’Uluru et nous annonce une belle journée ensoleillée. Par respect pour les aborigènes, leur culture et leurs croyances, nous n’avons pas escaladé le rocher mais préféré l’admirer de la base en faisant le tour d’une dizaine de kilomètres. Nous avons découvert là les différents visages que possède l’Uluru, des peintures rupestres décorent de petites caves formées par l’eau au pied du rocher. Devant ce monolithe époustouflant, nous avons réellement ressenti quelque chose de mystique et de sacré, comprenant pourquoi les aborigènes ne considèrent pas cette formation rocheuse comme un simple rocher, il y a ici une âme et une histoire, mais celle çi, la “vraie” est gardée secrète par les propriètaire traditionnels de cette terre car raconter la vraie histoire serait perdre à tout jamais l’esprit et les peuples déjà bien troublés pas la présence de l’homme blanc.
Nous quittâmes l’Uluru, pour nous rendre chez ses voisines, les Kata Tjutas (”Monts Olgas”), où le sable est rouge sang comme pour nous rappeler, une fois de plus, que nous sommes dans le coeur de l’Australie. La formation rocheuse est aussi impressionannte que l’Uluru, mais celle ci est encore plus haute et aux sommets on aperçoit même de la végétation ce qui paraît vraiment incroyable vu l’aridité de la zone.

Au petit matin sur notre campement, quoi de mieux pour se réveiller qu’un émeu venant poser sa tête amicalement sur l’épaule de Juline qui s’efforçait de finir la vaisselle. N’ayant pas vu le volatile arriver de l’arrière elle fit un bond et déclara “J’aime pas les émeus en plus ils sentent vraiment mauvais”. Ils est vrai que ce cousin de l’autruche est très impressionnant et empeste l’égout, mais celui ci ne cherche généralement que de la nouriturre. Les filles s’étant remises de leurs émotions, nous nous rendîmes aux Kings Canyon, où une balade au coeur des canyons nous attendait. Parcourant les chemins grimpants jusqu’au toit du canyon, nous découvrons des formations impressionantes de rochers escaliers rappellant parfois les petits autels protégeant les statues bouddhistes. Faisant le tour du canyon, nous profitons des vues époustouflantes et des nuances qu’offre ce lieu surprenant avant de reprendre la route vers Alice Springs.

De retour en ville, nous eûmes droit à un petit caprice du van qui mit encore une fois de plus mes nerfs a rude épreuve, pour se solder par un : “Tu vois c’était pas la peine de t’énerver comme ça…” de Noémie, Juline et Bernie en choeur. Sur la route nous avons fait halte aux Devil’s Marbles histoire de jouer encore une fois avec ces billes du diable. Ce soir là, entourés de toute ces billes rougeâtres, nous avons célébré encore une fois notre aventure australe, et retiendrons de cette superbe soirée la phrase mémorable de Bernie se resservant un autre petit verre de blanc : “On est vraiment bien ici, on devrait dire à Justine, Seb et Garice de venir ici ainsi que toute la famille pour rester tous ensemble ici, qu’en penses tu Fred?”. Ce fût une belle soirée avec un coucher de soleil magnifique sur les Devil’s Marbles suivi par un ciel étoilé magnifique, le tout accompagné de retraités australiens nomades jouant de la country à la guitare et de dingos se baladant autour du campement éclairé par la lueur des feux de camps.

Nous poursuivons notre périple sur la seule route qui sépare l’Australie en deux sur des milliers de kilomètres découvrant les multitudes visages du désert austral s’arrêtant dans les “roadhouses” faire le plein, et boire une bière fraîche. Nos compères furent un peu surpris au vu du nombre important de cadavres d’animaux, kangourous, vaches et chameaux écrasés sur le bord de l’asphalte par les Road Train, ces immenses camions qui ont jusqu’à cinq remorques derrière eux et qui parcourent les routes pour ravitailler les villes les plus éloignées. Fort heureusement nous avons aussi pu observer tous ces animaux vivants, des kangourous venant manger avec nous, des vaches broutant tranquillement et des chameaux se baladant nonchalamment non loin de la route. Nous avons également pu observer des aigles d’une immensité incroyable, fièrement agrippés au dessus des cadavres, leur festin du jour. De toute évidence, mieux vaut ne pas conduire la nuit en Australie car le risque d’accident peut arriver aussi avec votre véhicule, mais là c’est bien différent, pour un kangourou le pare buffle pourrait éventuellement vous éviter des dommages mais alors une vache… adieu le van.

Nous continuons notre route vers le nord et la chaleur se fait sentir de toute part, les mouches sont collés à nous comme des aimants et les moustiques s’abreuvent de notre sang, en particulier celui de Fred… Nous faisons halte à Mataranka pour observer un aventurier des temps modernes pêcher un énorme barramundi à la main et passer l’après midi caniculaire dans les célèbres bassins d’eaux thermales atteignant 34°. Autant vous dire que cela ne fût pas très rafraîchissant mais peu importe, le décor est magnifique, les courants d’eau se déversent au travers de la forêt tropicale formant ici et là des bassins où l’eau est d’un bleu étrange et la végétation d’un vert profond, encore une étrangeté naturelle d’une beauté rare.

Le lendemain, il est temps de découvrir les fabuleuses Katherine Gorge, nous avons eu le plaisir de se faire offrir une petite balade en bateau… Nous avons découvert avec stupéfaction cet enchaînement de gorges, de falaises tombant à pic dans l’eau où des peintures rupestres ornent les murs et des crocodiles se prélassant paisiblement au soleil… Quelle aventure ! Nous ne sommes plus très loin de Darwin, mais il nous reste encore quelques jours pour profiter des parcs nationaux environnants. Tout d’abord Kakadu, connu pour ses célèbres peintures rupestres, ce parc est une galerie d’art en plein air, nous nous émerveillons devant ces oeuvres d’art peintes avec de l’ocre, nous nous absorbons de leurs histoires. Puis nous nous baladons à travers les forêts tropicales et les billabongs où une multitude d’oiseaux nous accueille au milieu des fleurs de nénuphars… Ici pas de baignade à cause des crocodiles, il fait une chaleur accablante et décidons de prendre la route pour passer deux jours dans le parc national de Litchfield. Au programme, découverte des immenses termitières magnétiques et baignade dans les multiples bassins, cascades, lacs et trous d’eau du parc. Rafraîchissement de mise et repos bien mérité !

Il ne nous reste plus qu’à finir notre remontée dans le Top End, une dernière halte pic-nic dans un parc ou nous croiseront un magnifique python d’eau, tortues à long cou et énormes barramundis. Et nous voici à Darwin où nous profitons de la ville et particulièrement de son marché nocturne, un vrai plaisir pour les yeux, les oreilles et les papilles, une multitude de stands d’artisanat où les couleurs vives des oeuvres se mêlent aux odeurs de petits plats du monde entier, avec en arrière plan un coucher de soleil sur la mer de Timor. Il n’y a que l’embarras du choix, Bernie et Fred se laissent tenter par une magnifique toile aborigène qui habillera à coup sur leur salon et leur rappellera le temps où ils ont fait les aventuriers, ici en Australie.

Le rêve se termine ici, mais d’autres rêve prennent le pas, Juline, Fred et Bernie reveront par la suite la grande barrière de corail, des poisson multicolorent et des fôrets tropicales avant de retrouver leur temps du rêve ardéchois. Pour nous notre rêve s’étend quelques jours à Darwin où nous avons retrouvé quelque amis du picking et nous préparons l’itiniraire chanté de la côte ouest…

Juline, Bernie, Fred : Merci à vous d’être venu et d’avoir partagé l’aventure.

SeE YoU

Pour résumer ce post très long ou pour ceux qui n’ont que 3 minutes à consacrer à ce site : près de 2000 photos prises (donc profitez de vos minutes pour les regarder), 4h de films vidéos réalisés, environ 5000 kilomètres parcourus, des fous rires et des découvertes infinis et un superbe programme concocté par Noémie…

Album “Alice Springs & West McDonnell Ranges”

Album “Uluru, Kata Tjuta & Kings Canyon”

Album “Devil’s Marbles & alentours”

Album “Mataranka & Katherine”

Album “Kakadu, Litchfield & Darwin”