Bienvenue sur notre carnet de voyage

Carte d'Australie

Une envie d’évasion,
un voyage qui devient au détour des rencontres
une véritable expérience de vie, la tête en bas,
c’est ce que nous espérons vous faire partager sur ce site …
Bon voyage

Nano & Mie

Le cadeau de dernière minute…

admin décembre 31st, 2007

On trinque à la santé des abricots, on pack le van et dès le lendemain nous voilà repartis en aventure australe. Nous quittons le South Australia le soir même pour venir saluer l’état du Victoria et sur la route nous prenons en stop deux Ozzies qui se font PERTH-MELBOURNE ( environ 3500 kms ) en stop sans toile de tente (Ils prévoyaient six jours quand on les a pris ils en étaient à cinq et proches du but). Nous les avons avancés de 250 kms car avant Melbourne nous avons visité les Grampians National Park. Nous avons ici retrouver un peu la même sorte de faune et flore qui nous avait tant impressionnée lors de notre passage dans les Blue Moutains proches de Sydney (New South Wales). Ce parc regorge de formations rocheuses impressionnantes et de forêts primaires qui s’étendent à perte de vue, au programme petites balades dans les sentiers sinueux de ce parc pour arriver à des points de vue où le vent vous fait décoller les pieds du sol. Après avoir découvert les terres du Victoria nous nous attaquons à la côte et non des moindres puisqu’il s’agit de la Great Ocean Road, cette route sinueuse longe la côte pendant 300 km où l’on découvre à chaque virage un nouveau visage, à éviter tout de même les routes qui montent à pic pour arriver à de superbes lookout  à Appolo Bay (y’avait pas de panneau mais en fait on à lu trop tard sur un prospectus qu’un van ne pouvait pas monter! Jolie frayeur quand tu te retrouves quasiment la tête en arrière sur une route étroite et qu’il faut faire demi tour car  le van ne monte plus…). Fin de la parenthèse.
L’érosion à au fil des années taillé la roche laissant aujourdh’ui un amas isolé abandonné par leurs proches et dont les vagues de l’océan continue à dessiner sur eux les marques du temps.  Avant de s’attaquer à cette route nous avons fait escale au petit matin à Tower Hill sur les conseils d’Emilie&Jej, le cadre est magnifique cet îlot est une forêt île qui est entouré d’un marais qui se trasnforme en rivière lors de grosses pluies, il y a ici un nombre impressionant de kangourous, émeus et koalas, le site est très calme et offre de très bon lieu pour observer de près la vie sauvage.
Un grand bol d’air avant d’arriver à Melbourne, juste le temps pour nous de fouler les rues dans la frénésie du cadeau de la dernière des dernières minutes juste avant que ça soit trop tard!  On fait une petite bouffe le 24 au soir le 25 on patiente les pieds dans le sable (petite pharse pour rappeler qu’ici c’est l’été… ) et le soir Santa ” Spirit of tasmania” Claus ou plutôt Cruise nous transporte dans son traîneau qui est en fait un bateau pour la Tasmanie et en plus il est rouge….

A toutes et à tous un MERRY CHRISTMAS and HAPPY NEW YEAR from Hobart.

Album “Grampians NP - Great Ocean Road”

Picking Party

admin décembre 21st, 2007

De nouveau la tête dans les arbres pendant trois semaines, à ramasser des oranges d’abord pendant quelques jours puis ensuite des abricots sur les bords de la Murray River… Pratique pour aller se baigner après le travail !

Après plus de trois mois de dur labeur dans les champs nous avons la possibilité de revenir en Australie avec un deuxième visa, c’est mérité !!!

Maintenant direction Melbourne et la Tasmanie, la suite au prochain épisode !

Album “Picking - Riverland”

Paris-Moscou

admin décembre 7th, 2007

Alors voilà on les a fait, les 2700 km qui relient Perth à Adélaïde, ou plutôt pour nous Albany à Adélaïde et tout ça en moins d’une semaine. C’est ça l’Australie. Et des Paris-Moscou on en a fait depuis le début de notre trip puisqu’on a maintenant largement dépassé les 30 000 km ! Pour un petit aperçu cliquez ici

Sur la route donc, peu avant Adélaïde, nous avons fait un petit crochet par la péninsule d’Eyre histoire de manger des produits fraichement sortis de l’eau (non pas par Vivien). Un vrai régal, des huitres à la douzaine pour une poignée de dollars. Et puis on a fait les fous, on est parti en mission voir des lions de mer, 50 km de piste pour y aller, sur lesquelles on a littéralement explosé notre bidon d’essence. On en a vite fait le deuil, de toute façon il ne nous avait jamais servi mais bon perdre 10 litres d’essence en pleine nature y’a de quoi bien culpabiliser quand même.

Nous arrivons donc à Adélaïde, capitale du South Australia, une ville extraordinaire tant au niveau culturel, architectural, ethnique que culinaire. Honnêtement on y serai bien resté plus longtemps mais le boulot nous attendait quelques centaines de kilomètres plus loin, on s’y rend tout motivés mais on a vite dechanté quand on a vu l’organisation de la ferme, la qualité des oranges et le salaire accordé. Du coup on a déjà fini et on attaque les abricots en fin de semaine. A voir…

Pour info, on est actuellement près du Murray, le plus long fleuve d’Australie qui marque la frontière entre le NSW et le Victoria, du coup c’est baignade après les longues journées de travail car les températures montent jusqu’à 40°C, je vous laisse imaginer.

Et zut! J’ai oublié de mentionner les Flinders Ranges, une impressionnante chaîne de montagne au nord d’Adelaide. De superbes randonnées dans des paysages à couper le souffle, un lieu idéal pour découvrir et redécouvrir la faune et le bush australiens toujours aussi surprenants !

Photos à l’appui…

Album “Eyre Peninsula - Flinders Ranges”

Album “Adélaïde”

Des fraises au désert…

admin novembre 25th, 2007

Alors voilà c’est à Albany que nous nous sommes arrêtés un peu plus de trois semaines pour travailler à la Freshpict Strawberry Farm où Wes & Ros nous ont chaleureusement accueillis et où nous avons emménagé dans une petite chambre le temps du “contrat”… Et voilà comment pendant ces quelques semaines nous avons partagé un lieu de vie agréable avec Dan (le viking), Hana, Takeshi, Helen, Luke, Shanon puis les coréens et vietnamiens aux noms imprononçables, et partagé le travail entre picking, packing et weeding. Puis pour se divertir entre deux jours de boulot, rien de tel que d’aller visiter la région avec les locaux, d’aller à la pêche évidemment, de faire des tours de manège à l’Agricultural Show et de goûter aux bons plats japonais et vietnamiens préparés par nos “colocs”.

Entre temps, nous avons rencontré Thomas, l’autrichien et Marcel, l’hollandais avec qui nous avons fait un bout de route et que nous avons rejoint chez Paula qui appartient à ce fabuleux réseau d’échange d’hospitalité. Nous avons donc été accueilli chez elle comme des princes, un coucher de soleil magnifique de son salon, une virée dans les pubs d’Albany et une journée à Two Peoples Bay arrosée au champagne… et malheureusement aux mouches.

Pour finir voilà le dessert ou plutôt le désert, que dire sur la Nullarbor Plain à part que c’est long, c’est pas pour rien d’ailleurs que l’on y trouve la plus longue ligne droite australienne et l’une des plus longue du monde… Pendant 145 kms c ‘est tout droit toujours tout droit, on ne bouge pas le volant, on met un bon CD et on médite… Et puis pendant les 1500 autres kilomètres, ben on change encore de CD et on médite encore… Puis enfin on arrive dans le South Australia, on se rapproche de la côte et on découvre les magnifiques points de vues sur les Bunda Cliffs, époustouflant. Voilà une bonne entrée en matière pour partir à la découverte de ce nouvel état.

Allez… on vous laisse vous délecter des photos ensoleillées et on n’attend impatiemment vos commentaires du pays froid

Album “Strawberry Picking - Albany”

Album “Albany, Espérance & Cape Le Grand NP”

Album “Nullarbor Plain”

Merveilles du Sud Ouest…

admin novembre 2nd, 2007

La balade continue pour nous, de découvertes en découvertes, on ne se lasse toujours pas… Après quelques jours “d’urbanisation” à Perth, nous revoilà sur les routes à l’assaut du sud ouest, petit bout de terre qui doit sa renommée à ses forêts majestueuses et ses parcs nationaux qui se caractérisent par des falaises abruptes habillées d’une végétation à la fois dense et colorée en cette période. Et puis en route, petite escale gustative à Margaret River, qui offre moultes occasions de dégustation de chocolat, de fromage et de bon vin pour accompagner tout ça. C’est pas pour dire mais ça fait pas de mal de réveiller ses papilles avec ces bonnes saveurs car je ne vais pas vous cacher que l’Australie n’est pas réputée pour ses richesses culinaires ! (Vivien tient quand même à défendre les barbecues. Ok)

Pour digérer rien de tel que de belles balades rafraichissantes sous les denses forêts du sud, en effet le temps du moment laisse à désirer. Mais qu’importe cela n’a pour effet que de relever un peu plus l’odeur puissante de tous ces arbres humides serrés les uns contre les autres culminant jusqu’à 90 mètres, impressionnant. Et puis le meilleur dans tous cela, c’est qu’on peut monter sur certains arbres, tout d’abord vous posez les pieds sur des tiges de métal fixé dans celui-ci ensuite vous regardez en bas … NON surtout pas car il n’y a aucun filet aucune sécurité vous poursuivez l’ascension qui vous révèle la hauteur et enfin vous passez la tête au dessus de la canopée, il reste encore quelques mètres et une plate-forme vous attend pour admirer une vue des plus “vertigineuse” ( cette structure est en réalité une tour de contrôle des incendies ouverte au public ). Et puis comme si cela ne suffisait pas, la vallée des géants s’ouvrent à nous quelques centaines de kilomètres plus loin. Il s’agit là d’une forêt d’eucalyptus appelés des tingle tingle, très nombreux, très hauts, très larges et très anciens, on peut traverser la forêt sur une passerelle de 600 m suspendues à 40 mètres de haut, je peux vous assurer que ça tangue un peu mais la vue est époustouflante.

Et voilà, pour se remettre de ces émotions, nos deux hobbits s’arrêtent quelques semaines à Albany pour… se casser le dos en ramassant des fraises. Miam… C’est bien sympa sauf quand on ramasse sous la grêle et celle-ci abime tous les fruits…

Album “Sud Ouest”

Album “Le Grand Sud”

Côte Ouest

admin octobre 11th, 2007

Ce titre pourrait rappeler à certains une vielle série télé, mais il n’en est rien. Nous parlons içi de la côte ouest australienne celle qui est bercée par les flots de l’océan indien. De parcs nationaux aux canyons profonds cachant des trésors naturels en passant par des plages de sables fin blanc où les dauphins viennent saluer les bipèdes. Ou encore des récifs de corail si proches des plages qu’avec un masque et un tuba vous pouvez apercevoir tortues et poissons de toutes les couleurs et de toutes les tailles mais aussi des requins de récif (donc pas dangereux, enfin je crois…), et une fois revenus sur terre en regardant au loin on peut admirer les sauts impressionnants des baleines. Et puis la côte ouest c’est au moins 500 km entre chaque ville et parfois il est dur d’appeler une ville “Ville”, des heures et des heures sur la route, des rencontres, des soirées. Je vous devine derrière votre écran l’eau à la bouche, en attendant de voir une photos de dauphin, mais laissez moi d’abord vous décrire tout ce qu’on a vu.

Noémie : Non Vivien arrête tes descriptions barbantes.

Vivien : (ignorant les blasphèmes de Noémie). Les cicatrices de roches sont profondes et l’ eau qui coule en ces entrailles est le sang qui nourrit la beauté de ce paysage. Karijini est un parc idyllique où la ……..

Reprise de contrôle de Noémie.

Sur ce je vous laisse admirer les photos… et y’en a !

Album “Jusqu’à Broome”

Album “Karijini National Park”

Album “Emouth - Coral Bay - Shark Bay”

Album “Kalbarrai - Cerventes & Pinnacles Desert”

Album “Perth - Fremantle”

Et pour nous situer “Où sommes-nous?”

Halloween Party

admin septembre 20th, 2007

Il fait encore nuit dans la région du Kimberley, les humains dorment paisiblement tandis que la vie sauvage est en ébullition, les cacatoès hurlent à s’en étrangler et les bandicoots mangent tout ce que les imprudents ont laissés traîner dehors… C’est alors que survient le moment le plus redouté de la journée, oh pas tant pour les animaux mais surtout pour nos deux travailleurs chevronnés : REVEIL MATIN, 4h passé de quelques minutes… Je n’ouvre même pas les yeux, j’ai mal de partout, j’éteins inconsciemment la première alarme cinglante mais vient la deuxième et puis la troisième et dernière qui ne nous laisse pas le choix, allez ça y’est on est debout, on peut dire que le plus dur est fait, en tout cas pour ma part ! Le petit matin est toujours aussi éprouvant pour moi, y’en a qui savent de quoi je parle (un jour je vous montrerai une vidéo ! un jour…).
Bref, c’est les yeux à mi-clos, qu’on enfile ses habits qui puent la chèvre, on se débarbouille, on tente de se faire un café, de se préparer un lunch vite fait et puis on voit le jour pointer le bout de son nez, vite il doit être près de 5h, on est en retard le bus doit nous attendre, un petit sprint pour se réveiller, un café dans une main, deux toasts dans l’autre, les chaussures à moitié lacées… et le bus est là, il serait pas parti sans nous voyons !
Direction le champ, on finit le breakfast on the road et le bus nous dépose sur notre lieu de travail et là, meilleur moment de la journée, lever de soleil sur les majestueuses formations rocheuses des Kimberley, tout simplement éblouissant mais pas le temps de s’attarder sur un si beau spectacle, le tracteur démarre, il est à peine 6h et la journée commence… Mon travail, si intéressant soit-il que je le raconte, consiste à mettre les citrouilles qui arrivent sur le tapis roulant défilant devant moi dans la “bin” dans laquelle je suis moi-même, difficile à visualiser je vous l’accorde mais pour résumer, il y a trois sortes de citrouilles, les “butternut”, plus légères mais demandant un travail beaucoup plus physique, les “japanese” ou “kent” pumpkins, les moyennes et enfin les “jarrahdale”, énormes citrouilles vertes allant jusqu’à 40 kilos !!! Ouf, c’est la pause de 9h, on mange un bout vite fait car le petit-déj est déjà loin, on repart pour trois heures et c’est le lunch, court moment de détente, chacun à sa manière, manger, boire, fumer, faire des bolasses, dormir, jouer de la musique ou du bâton du diable, ou tout ça en même temps… Il est midi et demi, la radio annonce un petit 36°C, qu’importe, nous retournons au travail et attendons patiemment 17h pour pouvoir enfin rentrer boire une bière fraîche, prendre une douche, se coucher et repartir pour une nouvelle journée! Exaltant ma foi!
Nous avons cela dit passé de très bonnes soirées au camping où nous avons élus domicile, rencontré encore des gens très intéressants de divers horizons et bu beaucoup trop de bières lors des vendredis “free beer” à la ferme…
Je laisserai le soin à Vivien de raconter son travail s’il le souhaite, comment il a appris à tailler des arbres, à se prendre pour Edward aux mains d’argent, à bêcher, à désherber, à planter des petites graines… et à aller jouer au poker ou au pub ses veilles de day off, le chanceux.
Et puis voilà, y’a une fin à toutes les bonnes choses, donc on a repris la route, bien contents avec quelques sous en poche, normal vous allez me dire en faisant 73h par semaine, ça rapporte !

Album “De Darwin à Kununurra”

Album “Kununurra”

Au boulot…

admin août 27th, 2007

Hello, petit message, aprés 800 km de désert aprés Darwin nous voici dans le Western australia la partie ouest de l’australie, à Kununurra. Où nous allons surement travailler pendant deux semaines (dailleurs noémie à déjà commencé et moi demain.)

@ bientôt pour de nouvelles aventures

Le temps du rêve…

admin août 21st, 2007

Dans un sommeil profond, sous la chaleur écrasante du Top End de l’australie, un kangourou, un émeu, un python d’eau, un dingo, un crocodile et un rock wallaby me sont apparus en rêve. J’ai compris en me réveillant, apercevant l’étendue azure de la mer de Timor, que ce rêve n’était pas anodin, nous venions tout juste de quitter nos proches et terminer ensemble un périple à travers le centre rouge, un désert chargé de symboles en tout genre qui rappellent le lien important entre les aborigènes et la nature, je crois que c’est pour cela que j’ai rêvé, j’ai réalisé que tout le parcours que nous avions fait n’était pas défini et que la nature nous à guidée elle même dans son antre. Je m’en vais vous raconter ce rêve :

Il était à peu près huit heures du matin nous avions rassemblé toutes nos affaires dans le van, et essayé d’effacer la poussière que nous avait laissé la tempête de sable de la veille, nous étions a une centaine de kilomètres d’Alice Springs dans le centre de l’Australie, et presque prêts à accueillir Juline, Bernie & Fred… Lorsque sur la route, surgissant des arbustres bordants les routes du désert, un immense kangourou bondis au dessus de l’herbe… Je crois comprendre aujourd’hui que ce kangourou nous annonçait de belles retrouvailles avec nos proches et un périple fort en aventure. Ce kangourou avait raison, fraîchement arrivés nos trois aventuriers ardéchois firent la rencontre de dizaines de rocks wallabies, de petits kangourous des montagnes descendus au bord des falaises pour leur souhaiter la bienvenue. Nous profitèrent des retrouvailles pour trinquer et nous avons eu ce soir là de belles surprises venant de la famille et des amis que nous remercions.

Le lendemain nous nous rendîmes dans les West McDonnell Ranges, à l’ouest d’Alice Springs où la multitude de gorges nous laissa abasourdis, différents points d’eau se trouvaient là, au pied des montagnes, laissant parfois juste un chemin fissuré entre deux morceaux de roches (pas Olivier Roche, lui c’est pas un trou d’eau c’est un coléoptère). Le soir venu, après s’être trouvé un petit endroit tranquille pour camper, nous préparons le barbecue au feu de bois, qui nous servira plus tard à préparer les patates chips, oignons grillés et délicieux steaks à la mode australienne (comprenez + ou - 400 gr par personne, hein Juline!).
Fred eu la joie de nous aider à allumer le feu en nous contant ses souvenirs de jeunesses (bien qu’il soit toujours jeune bien entendu!) lorsqu’il faisait des feux de camp avec ses amis. Nos aventuriers furent agréablement étonnés par la beauté du ciel, ici au milieu du désert la voie lactée est éclatante et divise le ciel étincelant, aucune lumière ne vînt gâcher ce spectacle ni aucun bruit d’ailleurs, mis à part les dingos qui rôdaient…

Le lendemain nous prîmes la route vers le majestueux Uluru (”Ayers Rock” bien que le nom Uluru corresponde mieu à l’aspect symbolique dans la spiritualité aborigène). J’ai entendu dire plusieurs fois que l’Uluru n’était qu’un simple gros morceau de cailloux planté dans le désert, et bien non, je crois que certaines personnes sont frustrées et ne se laisse pas penser librement. Comment ne pas être étonné devant ce rocher? Oui c’est un cailloux, oui c’est une montagne, mais elle est mystique, magique, surnaturel et force le respect. Le soir venu, lorsque le soleil s’endort au loin dans les plaines, l’Uluru s’eteint à son tour, dans un dernier sursaut juste avant le profond sommeil, il passe du marron au orange qui devient rouge pour finalement s’endormir, FIN, The End , le rideau noir vient couvrir le rocher commme le rideau termine le spectacle, nous applaudissons la nature pour cet acte final. La tête dans les nuages nous prenons la route en direction de notre campement, et pour nous remettre les pieds sur terre, la police nous arrête en chemin pour faire subir un test d’alcoolémie à Fred, nos aventuriers ardéchois ont pu se rendre compte alors de la sympathie et de l’humour de la police australienne…

Après un énième festin au barbecue et une bonne nuit de sommeil, nous décampèrent rapidement aux aurores pour voir le premier acte du spectacle de l’Uluru. Nous arrivâmes en temps et en heure pour ce moment sacré, particulièrement pour Bernie qui eu droit pour son aniverssaire à ce spectacle magique et plus tard dans l’aprés midi à un compliment venant d’un australien venu taper la causette autour d’une réserve d’eau qui lui dit qu’elle était bien ma soeur et non pas ma mère !
Le moment magique eu bien lieu le rideau s’est ouvert sur l’Uluru et nous annonce une belle journée ensoleillée. Par respect pour les aborigènes, leur culture et leurs croyances, nous n’avons pas escaladé le rocher mais préféré l’admirer de la base en faisant le tour d’une dizaine de kilomètres. Nous avons découvert là les différents visages que possède l’Uluru, des peintures rupestres décorent de petites caves formées par l’eau au pied du rocher. Devant ce monolithe époustouflant, nous avons réellement ressenti quelque chose de mystique et de sacré, comprenant pourquoi les aborigènes ne considèrent pas cette formation rocheuse comme un simple rocher, il y a ici une âme et une histoire, mais celle çi, la “vraie” est gardée secrète par les propriètaire traditionnels de cette terre car raconter la vraie histoire serait perdre à tout jamais l’esprit et les peuples déjà bien troublés pas la présence de l’homme blanc.
Nous quittâmes l’Uluru, pour nous rendre chez ses voisines, les Kata Tjutas (”Monts Olgas”), où le sable est rouge sang comme pour nous rappeler, une fois de plus, que nous sommes dans le coeur de l’Australie. La formation rocheuse est aussi impressionannte que l’Uluru, mais celle ci est encore plus haute et aux sommets on aperçoit même de la végétation ce qui paraît vraiment incroyable vu l’aridité de la zone.

Au petit matin sur notre campement, quoi de mieux pour se réveiller qu’un émeu venant poser sa tête amicalement sur l’épaule de Juline qui s’efforçait de finir la vaisselle. N’ayant pas vu le volatile arriver de l’arrière elle fit un bond et déclara “J’aime pas les émeus en plus ils sentent vraiment mauvais”. Ils est vrai que ce cousin de l’autruche est très impressionnant et empeste l’égout, mais celui ci ne cherche généralement que de la nouriturre. Les filles s’étant remises de leurs émotions, nous nous rendîmes aux Kings Canyon, où une balade au coeur des canyons nous attendait. Parcourant les chemins grimpants jusqu’au toit du canyon, nous découvrons des formations impressionantes de rochers escaliers rappellant parfois les petits autels protégeant les statues bouddhistes. Faisant le tour du canyon, nous profitons des vues époustouflantes et des nuances qu’offre ce lieu surprenant avant de reprendre la route vers Alice Springs.

De retour en ville, nous eûmes droit à un petit caprice du van qui mit encore une fois de plus mes nerfs a rude épreuve, pour se solder par un : “Tu vois c’était pas la peine de t’énerver comme ça…” de Noémie, Juline et Bernie en choeur. Sur la route nous avons fait halte aux Devil’s Marbles histoire de jouer encore une fois avec ces billes du diable. Ce soir là, entourés de toute ces billes rougeâtres, nous avons célébré encore une fois notre aventure australe, et retiendrons de cette superbe soirée la phrase mémorable de Bernie se resservant un autre petit verre de blanc : “On est vraiment bien ici, on devrait dire à Justine, Seb et Garice de venir ici ainsi que toute la famille pour rester tous ensemble ici, qu’en penses tu Fred?”. Ce fût une belle soirée avec un coucher de soleil magnifique sur les Devil’s Marbles suivi par un ciel étoilé magnifique, le tout accompagné de retraités australiens nomades jouant de la country à la guitare et de dingos se baladant autour du campement éclairé par la lueur des feux de camps.

Nous poursuivons notre périple sur la seule route qui sépare l’Australie en deux sur des milliers de kilomètres découvrant les multitudes visages du désert austral s’arrêtant dans les “roadhouses” faire le plein, et boire une bière fraîche. Nos compères furent un peu surpris au vu du nombre important de cadavres d’animaux, kangourous, vaches et chameaux écrasés sur le bord de l’asphalte par les Road Train, ces immenses camions qui ont jusqu’à cinq remorques derrière eux et qui parcourent les routes pour ravitailler les villes les plus éloignées. Fort heureusement nous avons aussi pu observer tous ces animaux vivants, des kangourous venant manger avec nous, des vaches broutant tranquillement et des chameaux se baladant nonchalamment non loin de la route. Nous avons également pu observer des aigles d’une immensité incroyable, fièrement agrippés au dessus des cadavres, leur festin du jour. De toute évidence, mieux vaut ne pas conduire la nuit en Australie car le risque d’accident peut arriver aussi avec votre véhicule, mais là c’est bien différent, pour un kangourou le pare buffle pourrait éventuellement vous éviter des dommages mais alors une vache… adieu le van.

Nous continuons notre route vers le nord et la chaleur se fait sentir de toute part, les mouches sont collés à nous comme des aimants et les moustiques s’abreuvent de notre sang, en particulier celui de Fred… Nous faisons halte à Mataranka pour observer un aventurier des temps modernes pêcher un énorme barramundi à la main et passer l’après midi caniculaire dans les célèbres bassins d’eaux thermales atteignant 34°. Autant vous dire que cela ne fût pas très rafraîchissant mais peu importe, le décor est magnifique, les courants d’eau se déversent au travers de la forêt tropicale formant ici et là des bassins où l’eau est d’un bleu étrange et la végétation d’un vert profond, encore une étrangeté naturelle d’une beauté rare.

Le lendemain, il est temps de découvrir les fabuleuses Katherine Gorge, nous avons eu le plaisir de se faire offrir une petite balade en bateau… Nous avons découvert avec stupéfaction cet enchaînement de gorges, de falaises tombant à pic dans l’eau où des peintures rupestres ornent les murs et des crocodiles se prélassant paisiblement au soleil… Quelle aventure ! Nous ne sommes plus très loin de Darwin, mais il nous reste encore quelques jours pour profiter des parcs nationaux environnants. Tout d’abord Kakadu, connu pour ses célèbres peintures rupestres, ce parc est une galerie d’art en plein air, nous nous émerveillons devant ces oeuvres d’art peintes avec de l’ocre, nous nous absorbons de leurs histoires. Puis nous nous baladons à travers les forêts tropicales et les billabongs où une multitude d’oiseaux nous accueille au milieu des fleurs de nénuphars… Ici pas de baignade à cause des crocodiles, il fait une chaleur accablante et décidons de prendre la route pour passer deux jours dans le parc national de Litchfield. Au programme, découverte des immenses termitières magnétiques et baignade dans les multiples bassins, cascades, lacs et trous d’eau du parc. Rafraîchissement de mise et repos bien mérité !

Il ne nous reste plus qu’à finir notre remontée dans le Top End, une dernière halte pic-nic dans un parc ou nous croiseront un magnifique python d’eau, tortues à long cou et énormes barramundis. Et nous voici à Darwin où nous profitons de la ville et particulièrement de son marché nocturne, un vrai plaisir pour les yeux, les oreilles et les papilles, une multitude de stands d’artisanat où les couleurs vives des oeuvres se mêlent aux odeurs de petits plats du monde entier, avec en arrière plan un coucher de soleil sur la mer de Timor. Il n’y a que l’embarras du choix, Bernie et Fred se laissent tenter par une magnifique toile aborigène qui habillera à coup sur leur salon et leur rappellera le temps où ils ont fait les aventuriers, ici en Australie.

Le rêve se termine ici, mais d’autres rêve prennent le pas, Juline, Fred et Bernie reveront par la suite la grande barrière de corail, des poisson multicolorent et des fôrets tropicales avant de retrouver leur temps du rêve ardéchois. Pour nous notre rêve s’étend quelques jours à Darwin où nous avons retrouvé quelque amis du picking et nous préparons l’itiniraire chanté de la côte ouest…

Juline, Bernie, Fred : Merci à vous d’être venu et d’avoir partagé l’aventure.

SeE YoU

Pour résumer ce post très long ou pour ceux qui n’ont que 3 minutes à consacrer à ce site : près de 2000 photos prises (donc profitez de vos minutes pour les regarder), 4h de films vidéos réalisés, environ 5000 kilomètres parcourus, des fous rires et des découvertes infinis et un superbe programme concocté par Noémie…

Album “Alice Springs & West McDonnell Ranges”

Album “Uluru, Kata Tjuta & Kings Canyon”

Album “Devil’s Marbles & alentours”

Album “Mataranka & Katherine”

Album “Kakadu, Litchfield & Darwin”

La grande traversée…

admin juillet 31st, 2007

De Cairns à Townsville, puis Mount Isa et arrivée dans le Northern Territory, l’Outback australien par excellence puis descente vers la ville d’Alice Springs, au centre de cette terre, île, continent, pays comme vous voulez. Cela représente environ 2500 km, je vous laisse imaginer les changements de paysages et de végétations que nous avons découverts.

De Townsville à Mount Isa, environ 1000 km, nous nous arrêtons dans les roadhouses, uniques lieux de vie que nous rencontrons en chemin, on y trouve dans ces bâtisses de quoi faire le plein d’essence, de la nourriture et de l’eau. Bien sûr il y a toujours un bar, où l’on apprécie franchement une bonne bière fraîche au milieu des autochtones qui vivent là, au milieu du désert et dont leur présence au bar et le passage furtifs des voyageurs ponctuent leurs journées.

Nous descendons ensuite vers le centre de l’Australie, le Red Centre comme il l’appelle içi, on s’arrêtent en route pour contempler, s’émerveiller et s’amuser avec ces merveilles de la nature que sont les Devil’s Marbles. Ces “billes du diable”, intrigants rochers de forme arrondie qui semble être tombés du ciel et tenir en équilibre de façon époustouflantes. Nous jouons les équilibristes, nous admirons la riche luminosité émergente au coucher du soleil et au lever du soleil, tout simplement extraordinaire. Un truc à voir au moins une fois dans sa vie !!!!

Et puis nous repassons en dessous du tropique du Capricorne et nous voilà à Alice Springs, où nous attendons Fred, Bernie et Juline (fraîchement arrivés en Australie) pour enfin aller voir de près l’Uluru, les Kings Canyon et parcourir la route jusqu’au nord du pays, jusqu’à Darwin. Deux semaines en perspective qui vont être bien chargées tant en découvertes qu’en kilomètres…

On vous racontera tout ça au prochain épisode.

PS : Vous remarquerez qu’on s’est acheté un pied pour l’appareil photo alors on fait les cons et on aime ça !

Album “De Townsville à Alice Springs”

Pour nous situer : “Où sommes nous ?”

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